Ce monument est constitué d'un groupe en bronze du sculpteur Gaston Broquet et de plaques sur lesquelles se trouvent les noms des civils ou des militaires tués pendant les différents conflits, dont celui de la Première Guerre mondiale. Il est situé dans le square de la cathédrale Saint-Etienne.

Il est inauguré en 1926, bien que le projet de construction ait été décidée en 1921. Après que le sculpteur E. Dagonnet eut abandonné le projet pour raisons de santé, le comité organise un concours dès l'été 1923. C'est seulement un an plus tard que le projet de Gaston Broquet. L'architecte est Georges Hardelay

La statue représente quatre soldats français se dirigeant vers le front relever leurs camarades, pour un voyage sans retour. Au premier rang on voit un officier (lieutenant). On le reconnaît à sa canne et à ses jumelles. Derrière lui se trouvent les hommes de troupe portant une mitrailleuse. La sculpture est très détaillée et réaliste, qui montre l'attirail caractéristique du poilu de la Grande Guerre : le casque Adrian, la capote et le barda.

Le spectateur est saisi par le visage des soldats et leur expression qui reflète les dures conditions de la vie passée dans les tranchées, on peut y lire la peur et la fatigue. La forme générale de la composition, un triangle rectangle créé par les soldats, les fait surgir de terre pour mieux se précipiter vers le néant. Loin de glorifier cette guerre, le monument symbolise ainsi sa cruauté et son absurdité.

Lors de l'inauguration, une polémique se crée quant au choix du nom du monument. D'une part, les partisans du nom "Vers le sacrifice" souhaitent glorifier la guerre et les morts pour la France. Il s'agit de gens qui n'ont pas combattu, comme M. Dailly qui disait "Elle les glorifie, elle les exalte plus encore qu'elle ne les pleure" en parlant de la France pour ses morts.

D'autre part, ceux qui envisageaient : "La dernière relève", avaient vécu la guerre. Parmi eux figure l'artiste lui-même, qui était brancardier sur les champs de bataille, ou encore le Président de la Société des mutilés et anciens combattants. Dans son discours d'inauguration il évoque les hommes disparus avec qui il avait partagé les moments de souffrance sur le front. C'est finalement cette version qui a été approuvée.

Vous remarquerez à ce sujet que les cartes postales elles-mêmes ont relayé ce débat, pour preuve les deux cartes ci-dessous (du même éditeur) portent chacune un des deux noms.

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Monuments aux morts sculptés de la Première Guerre Mondiale

Liste des noms sur Mémorial GenWeb

Cartes postales (collection personnelle) Editions OR Charles Brunel à Matougues

Châlons-en-Champagne : La Dernière Relève - Monument aux Morts
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