Le village de Prouilly est situé à environ 17 km au nord-ouest de Reims et à 20 km au sud du Chemin des Dames.

En 1916, l'offensive anglaise dans la Somme et la bataille de Verdun, pour éviter une percée allemande, n'ont pas permis aux alliés de prendre le dessus. Fin 1916 le Général Joffre est remplacé par le Général Nivelle Un nouveau plan est mis au point : l'Aisne et le Chemin des Dames sont choisis pour rompre le front. Cette opération a également pour but de dégager Reims de son étau.

Nivelle avait concentré dans le sud de l'Aisne, le tiers des forces françaises. Notre région, et en particuliers la vallée de la Vesle, à l'ouest de Reims, était devenu un vaste chantier... Elle devait jouer un rôle stratégique important pour le ravitaillement et les soins aux blessés. Un échec semblait impensable, en trois jours les troupes devaient être au nord de Laon !

Les services de santé implantèrent plusieurs hôpitaux d'orientation et d'évacuation (dits H.O.E.) de 3000 lits chacun, à Bouleuse, Prouilly, Montigny, Courlandon, Saint-Gilles et Mont-Notre-Dame. En théorie, le parcours du blessé devait se faire en plusieurs étapes : d'abord le poste de secours local destiné aux premiers soins, au plus près des combats. ensuite l'ambulance de corps d'armée, le petit hôpital qui devait suivre l'évolution de la ligne de front, puis l'H.O.E. qui comportait une section d'évacuation et une section d'hospitalisation. Après le tri, l'évacuation des blessés devait se faire vers l'arrière, hors de Paris, par trains sanitaires.

A Prouilly, le bois sur pied acheté par l'Armée fut transformé en cercueils, en caillebottis ou en charbon de bois. La route de Prouilly à Pévy fut bordée de parcs à munitions et de nouveaux baraquements pour l'hébergement des soldats, pour l'intendance ou pour abriter les ateliers les plus divers (mécanique, forge, maréchalerie...).

L'offensive du 16 avril 1917, présentée comme décisive, fut en réalité un désastre. En quelques jours les meilleures unités d'infanterie furent anéanties. Les blessés en surnombre n'ont pu être accueillis et soignés dans les meilleurs conditions. En particulier, les ambulances de Trigny et Châlons-sur Vesle et l'H.O.E. de Prouilly furent dans l'impossibilité de remplir leurs missions. Le 16 avril vers 10 heures du matin, les blessés affluèrent de toute part, par tous les moyens, les uns à pieds, les autres dans des ambulances. A Prouilly, ils durent attendre des heures, voire des jours pour être pris en charge. Certains d'entre eux furent oubliés plusieurs jours dans un baraquement...

Sur le site de l'H.O.E., au bord de la route de Pévy à Jonchery-sur-Vesle, une stèle commémorative rappelle ces douloureux événements.

Cliquez sur les photos. L'H.O.E. se trouvait dans le champ derrière la stèle.
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Plus d'informations sur ce panneau explicatif : cliquez sur la photo.

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L'H.O.E. de Prouilly
L'H.O.E. de Prouilly

Mais le 16 avril 1917 la construction de l'H.O.E. n'est pas terminée ! Regardez le panneau explicatif ci-dessous pour vous rendre compte du désastre sanitaire et lire également l'histoire (dont il est fait mention plus haut) de ces soldats oubliés dans un baraquement .

L'H.O.E. de Prouilly
Cliquez sur le panoramique

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Le Nord est indiqué par la flèche sur la photo N&B. C'est la Vesle qui serpente sur la gauche.

Le Nord est indiqué par la flèche sur la photo N&B. C'est la Vesle qui serpente sur la gauche.

Notons l'heureuse initiative de la mairie de Prouilly qui a oeuvré pour la mise en place de la stèle et l'aménagement du site.

L'H.O.E. de Prouilly
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