En août 1914, les Ardennais voient l'ennemi envahir totalement leur département. Beaucoup d'habitants fuient et rejoignent sur les routes un flot incessant de réfugiés Belges dont le pays vient d'être ravagé par un ennemi barbare qui commet d'innombrables exactions. Ceux qui décident de rester vont subir pendant 52 mois, soit la totalité du conflit, brimades et humiliations. Tous les habitants valides, hommes, femmes, enfants et vieillards sont enrôlés dans des services de travaux agricoles obligatoires au profit de l'occupant. L'industrie n'est pas épargnée : machines et matières premières sont réquisitionnées pour assurer l'effort de guerre (fonte des cloches des églises et du bronze des monuments publics).

Dès août 1914 Charleville devient le siège de la résidence du Kronprinz impérial. Le Grand Quartier Général et l'Etat-Major sont installés dans les bâtiments de la Préfecture à Mézières. C'est de là que seront commandées les opérations sur Verdun en 1916, sur le Chemin des Dames en 1917 et en Champagne pendant toute la durée de la guerre.

A cette époque Charleville et Mézières, bien que très proches géographiquement n'ont pas encore fusionné (le jumelage se fera en 1966). Chacune des deux villes possède donc son monument au Morts.

Le Monument : Le 6 juin 1921 le statuaire Alphonse Colle (originaire de Charleville) remporte le concours lancé par la municipalité, avec sa maquette intitulée "La Victoire". Cependant son état de santé ne lui permettant pas de s'occuper de l'érection du monument, l'architecte Jacques Croisy accepte de s'en charger.

Différents endroits sont proposés pour son installation, cependant c'est la place Carnot (actuelle place Winston-Churchill) qui sera choisie.

Le cénotaphe est composé d'un socle circulaire et incurvé, sur lequel sont inscrits les noms des 551 soldats morts pour la France. Un ensemble de statues entoure une haute colonne qui porte l'épitaphe "la ville de Charleville à ses enfants morts pour la France" et le blason de la ville. Le tout est dominé par une allégorie, une Victoire Ailée en bronze, serrant le drapeau et brandissant la couronne de lauriers destinée aux héros. Le groupe de sept soldats, dans la force de l'âge, le regard levé vers la Victoire qui les guide, s'élance vers l'affrontement final. Mais le premier d'entre-eux, le plus jeune, touché est tombé à genoux. D'un geste du bras, il encourage ses camarades poursuivre la route. Bande molletière, capote, casque Adrian, cartouches, fusil... l'équipement des poilus est fidèlement reproduit.

Les entreprises concernées : - Civet-Pommier et Cie : fournisseur des pierres de tailles d'Euville (pierre de Lorraine).

- Pavot : statuaire à Paris, réalisateur de la statue de La Victoire, en bronze et fournisseur des six canons de fusil, dans le même métal.

- Musser Frères, de Paris, réalisateur des sculptures (soldats), d'une hauteur de 2,20 mètres.

L'inauguration a lieu le 19 août 1923 en présence de Raymond Poincaré alors Président du Conseil des Ministres.

Revue Historique Ardennaise n° 47 : "1914-1918 dans les Ardennes"

Relevé des noms sur Mémorial GenWeb

Centenaire.org

Société d'Histoire des Ardennes

La Victoire Ailée de Charleville
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