"La préparation de la grande offensive de Champagne du 25 septembre 1915 impliqua d'immenses travaux préalables. Sur tout le front, la ligne de départ d'attaque est portée à distance d'assaut, 300 mètres.
On doit gagner de nuit à l'ouest de Souain, plus d'un kilomètre. Les boyaux de communication sont élargis et multipliés.

Des places d'armes en vue du rassemblement des troupes d'assaut sont créées. L'une d'elles, appelée la place de l'Opéra, est édifiée avec plus de 20 000 sacs à terre." (Extrait du Guide Illustré Michelin des Champs de Batailles : Les Batailles de Champagne)

Cette "Place de l'Opéra" se situe à environ un kilomètre et demi de Souain, près de la source de L'Ain, sur la route qui conduisait à Tahure (aujourd'hui dans le camp militaire de Suippes). Edifiée par des unités du Génie, c'est une des plus importantes places d'armes construites spécialement pour cette grande offensive. Sa taille et sa forme circulaire évoqua aux Poilus la place de l'Opéra de Paris et son théâtre, d'où son nom, pourtant c'est un tout autre concert qui y sera donné !

La place d'armes en 1915. La 1ère photo montre le remplissage des sacs de terre. (Cliquez sur les photos)
La place d'armes en 1915. La 1ère photo montre le remplissage des sacs de terre. (Cliquez sur les photos)
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La place d'armes en 1915. La 1ère photo montre le remplissage des sacs de terre. (Cliquez sur les photos)
La place d'armes en 1915. La 1ère photo montre le remplissage des sacs de terre. (Cliquez sur les photos)
La place d'armes en 1915. La 1ère photo montre le remplissage des sacs de terre. (Cliquez sur les photos)

La place d'armes en 1915. La 1ère photo montre le remplissage des sacs de terre. (Cliquez sur les photos)

Le cimetière de l'Opéra fut créé pendant la guerre auprès de la place d'armes et d'une ambulance divisionnaire.

164 soldats tués au cours du conflit y ont été inhumés :
- 43 en tombes individuelles ;
- 121 en fosses communes.

Mais il ne subsiste plus aujourd'hui que 144 sépultures, car une vingtaine de corps ont été retirés à la demande des familles qui souhaitaient ramener les corps de leurs soldats dans les cimetières de leur commune.

Il a été aménagé après la guerre à l'initiative de la famille d'un soldat qui y avait été inhumé : érection d'une croix et d'un muret de clôture. (CNDP.fr/crdp-reims). La forme ovoïde de la nécropole rappelle ainsi cette place d'armes aujourd'hui disparue.

Les militaires reposant dans ce cimetière appartenaient principalement aux 3e, 22e, 53e Régiments d'Infanterie Coloniale, 25e et 29e Bataillons de Chasseurs à Pied, 6e, 172e, 208e, 233e, 243e, 273e, 310e, 361e Régiments d'Infanterie, Légion Etrangère, 4e Tirailleurs Algériens, 97e et 112e Régiments d'Infanterie Territoriale, 3e et 7e Génie. (Champagne1418)

Cet aménagement clos donne au cimetière un aspect plus intimiste qui se prête davantage au recueillement que les grandes nécropoles nationales. Il ressemble en de nombreux points aux cimetières britanniques.

Souain-L'Opéra : de la Place d'Armes à la Nécropole Nationale
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Les fosses communes, cliquez sur les photos
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Deux autres cartes postales (cliquez sur les photos)
Deux autres cartes postales (cliquez sur les photos)

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Le site est également attaché au souvenir du caporal Frédéric Louis Sauser dit Blaise Cendrars (1887-1961). Celui-ci, le 28 septembre 1915 à Navarin est atteint d'une balle de mitrailleuse à la main droite. Après avoir reçu les premiers soins à l'ambulance divisionnaire, Cendrars est transféré à Châlons-sur-Marne, où il est amputé du bras droit, au-dessus du coude.

Il est cité à l'Ordre de l'Armée en novembre 1915. Le 16 janvier 1916, ce ressortissant suisse, engagé volontaire dans la Légion Etrangère, obtient la nationalité française.

Après cette épreuve, il se réadapte et apprend à écrire de la main gauche et laisse au travers de son oeuvre autobiographique, "La Main coupée", un témoignage poignant sur la Première Guerre Mondiale.

Cendrars posant en uniforme de la Légion étrangère, en 1916, quelques mois après son amputation.
Cendrars posant en uniforme de la Légion étrangère, en 1916, quelques mois après son amputation.
Souain-L'Opéra : de la Place d'Armes à la Nécropole Nationale

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