Le Fort de La Pompelle fut construit de 1880 à 1883 pour compléter la ceinture fortifiée de Reims, conçue par le général Séré de Rivières après la guerre de 1870.

Ce fort couvre une superficie de 2 ha 31 a, ce qui en fait le plus petit des forts de la place de Reims. A 131 mètres d'altitude, il domine de 45 mètre la vallée de la Vesle, qui passe à un kilomètre au Sud-Ouest.

Comme les autres ouvrages, le Fort de La Pompelle est réalisé à fouilles ouvertes ; les maçonneries utilisent le calcaire et la meulière et ont des épaisseurs variant de 0,60 à 1,20 mètre. L'ensemble des voûtes maçonnées est ensuite recouvert d'un matelas d'environ quatre mètres d'épaisseur de la terre crayeuse provenant de la fouille qui est ainsi réutilisée.

Autres caractéristiques :

- Nom initial "Fort Herbillon"

- Garnison : 277 hommes. Armement : 18 pièces (dont 6 canons de 155 et 4 canons de 138).

- Une caponnière simple et une double. Magasin à poudre pour 30 tonnes.

- Etat actuel : importants vestiges, musée historique de la Ville de Reims. Classé monument historique depuis le 27 mars 1922. (Source : "Le Fort de La Pompelle et la Ceinture Fortifiée de Reims" Collection Parcours du Patrimoine, n° 339, Champagne-Ardenne).

Désarmé en 1913, le fort est occupé sans combat par les Allemands le 4 septembre 1914. C'est seulement après la Première Bataille de la Marne le 24 septembre 1914, qu'il sera reconquis par des soldats français du 138e Régiment d'Infanterie.

C'est alors que le Fort de La Pompelle va jouer un rôle prédominant, devenant la clé de voûte de la défense du secteur de Reims. En effet, les bombardements allemands sont très importants dans le secteur, détruisant pratiquement la ville. Mais l'acharnement des hommes du fort parvient à contenir les assauts successifs de l'armée ennemie. Le 1er mars 1918, on se bat sur sa superstructure, bombardée et gazée, partiellement détruite. 180 régiments se succéderont pour le défendre, parmis lesquels le 1er corps d'armée colonial du général Mazillier, qui s'y couvre de gloire en juillet 1918.

Les Allemands ne reprendront jamais possession du fort.

L'écrivain Jean Giono se battra au fort de La Pompelle avec les soldats russes et se liera d'amitié avec le soldat Ivan Ivanovitch Kossiakoff qui est enterré au cimetière russe de Saint-Hilaire-Le-Grand.

L'entrée du fort à 5 époques : fin 1918, juillet 2010, novembre 2011, février 2014 (pendant les travaux en vue du Centenaire) et juillet 2016 :

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D'autres généralités affichées dans le musée :

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Le Fort de la Pompelle

Petite visite du musée :

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La "rue de rempart" au milieu du fort :

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Le corps expéditionnaire russe à La Pompelle :

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La marine et l'aviation participent à la défense du fort. Petit hommage à René Dorme, As de l'aviation abattu dans le secteur de La Pompelle :

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La collection Friesé :

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Cérémonie annuelle pour célébrer la reprise du fort par les Français le 24 septembre 1914 (cette année elle a eu lieu le 18/09) :

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Ci dessous 4 photos envoyés par une fidèle lectrice (Mme Claudette Delahautemaison-Wallerand.) que je remercie. Les deux premières datent de 1956, on la voit avec ses parents. Son grand-père qui est à droite avait fait les deux guerres ! Les deux suivantes sont respectivement de 1951 et 1952 :

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Le Fort de la Pompelle
Le Fort de la Pompelle

Les alentours du fort : la borne Moreau-Vauthier, le monument en hommage au corps expéditionnaire russe, les canons et les fossés du fort :

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Un très grand nombre de cartes postales furent éditées, en voici une infime partie,

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Extrait du Guide Illustré Michelin des Champs de Batailles (1914-1918) - "Reims et le Fort de La Pompelle" :

"Ce fort s'élevant au Sud de la fourche de la route nationale n° 44 (aujourd'hui D 944) et de la voie romaine, domine la vallée de la Vesle et la plaine montant vers le massif de Nogent-l'Abbesse. La Pompelle couvre Reims à l'Est.

Cette région a été le théâtre de durs combats pendant toute la guerre. Après la prise de La Pompelle et de la ferme d'Alger par le 2e régiment d'infanterie du 10e C.A. dans la nuit du 17 au 18 septembre 1914, les Allemands multiplièrent les attaques pour reconquérir ces importantes positions.

Le 30 décembre 1914 une violente attaque allemande fur précédée de l'explosion d'une mine à la ferme d'Alger, mine qui creusa un entonnoir de 40 m de diamètre et de 17 m de profondeur. Après une lutte corps à corps, les Français refoulèrent l'ennemi et restèrent maîtres de l'entonnoir.

Pendant les années de guerre de position (1915-1916-1917), le fort fut un des points des lignes autour de Reims les plus disputés. Les lignes adverses étaient distantes de quelques dizaines de mètres à la ferme d'Alger.

Des forts de Witry, de Berru, de Nogent-l'Abbesse, l'ennemi concentrait ses feux sur La Pompelle, et écrasait le fort sous un déluge d'obus de tous calibres. Malgré leur acharnement, les Allemands ne purent conquérir le fort.

En 1918, l'attaque sur le Chemin des Dames rapprocha les lignes ennemies des lisières Ouest de Reims. Le 1er juin, entre le parc Pommery (Sud-Est de Reims) et le Nord-Est de Sillery, ils lancèrent 9 bataillons et 15 chars d'assaut. La garnison de La Pompelle (des éléments du 23e régiment colonial), un moment encerclée, tint bon ; une irrésistible contre-attaque la dégagea et refoula les assaillants dans leurs lignes ; les chars d'assaut allemands furent pris ou détruits.

Le 18 juin, les allemands lancèrent une nouvelle attaque de 3 divisions sur toutes les faces du saillant de Reims mais les contre-attaques les rejetèrent aussitôt.

Enfin du 15 au 17 juillet, au cours de leur suprême "Offensive pour la Paix" (le Friedensturm), les Allemands échouèrent contre Sillery".

Quelque panoramiques de l'entrée du fort faits respectivement en 2009, 2012, 2013 et 2016 pour les deux derniers.

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Les photos ont été faites entre 2007 et 2016.

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