Publié le 26 Juin 2015

Ce monument est situé à l'extrémité Ouest du village, non loin de la mairie. Il est constitué d'un obélisque sur un socle de pierre.

La sculpture est un soldat allongé et mourant. Le Poilu a été fauché en plein mouvement, il tient encore son fusil mais a perdu son casque. Blessé à mort il illustre le courage et le sacrifice patriotique. La blessure est invisible, la figure du combattant parvenu au point de non-retour représente la mort dans la dignité, avec un certain réalisme quant à l'expression du visage. ("Comprendre le monument aux Morts" de Franck David, éd Codex)

MémorialGenweb

Monument aux Morts de Pévy : Le soldat mourant
Cliquez sur les photosCliquez sur les photos
Cliquez sur les photosCliquez sur les photos

Cliquez sur les photos

Cliquez sur les photosCliquez sur les photos

Cliquez sur les photos

Monument aux Morts de Pévy : Le soldat mourant

Voir les commentaires

Rédigé par KELLER Béatrice

Publié dans #Monument aux morts (51)

Publié le 20 Juin 2015

Émile Driant naît le 11 septembre 1855 à Neufchâtel-sur-Aisne (02). Après des études brillantes au lycée de Reims, il intègre Saint-Cyr en 1875. Deux ans plus tard, il entame une carrière militaire des plus méritantes. Gendre du général Boulanger, écrivain sous le pseudonyme de Danrit ou capitaine Danrit, député de Nancy, il reprend le service au début de la Première Guerre mondiale. Il meurt à Verdun, au Bois des Caures, à la tête des 56e et 59e bataillons de Chasseurs à Pieds, en février 1916.

Le monument est une stèle comportant un médaillon en bronze. L'architecte est Delioss, Il n'y a pas de date précise de l'inauguration qui a dû se dérouler dans les années 1920.

A lire :

- Wikipédia

- Les Amis du Musée Driant

- e-monument.net

Monument au Colonel Driant - Neufchâtel-sur-Aisne
Monument au Colonel Driant - Neufchâtel-sur-Aisne
Monument au Colonel Driant - Neufchâtel-sur-AisneMonument au Colonel Driant - Neufchâtel-sur-Aisne
Monument au Colonel Driant - Neufchâtel-sur-AisneMonument au Colonel Driant - Neufchâtel-sur-Aisne
Monument au Colonel Driant - Neufchâtel-sur-Aisne
Monument au Colonel Driant - Neufchâtel-sur-Aisne
Monument au Colonel Driant - Neufchâtel-sur-Aisne

Voir les commentaires

Publié le 8 Juin 2015

Le monde entier le connait grâce au stade de tennis qui porte son nom et où tous les ans se déroulent "Les Internationaux de France de Roland-Garros" !

Eugène Adrien Roland Georges Garros naît le 6 octobre 1888 à Saint-Denis de la Réunion.

Lorsqu’il atteint en 1900 le cycle secondaire, ses parents sont contraints, en l’absence de lycée dans le pays, de l’envoyer tout seul en métropole. Il passe l'année de Terminale en Philo, au lycée Janson-de-Sailly. Puis il réussit son entrée à HEC Paris, dont il sortira dans la promotion 1908 qui porte désormais son nom.

En vacances d'été en 1909 à Sapicourt près de Reims, il va assister le 22 août à la « Grande Semaine d’Aviation de la Champagne ». C'est une révélation pour lui : il sera aviateur. À peine son diplôme empoché, il se fait embaucher par la firme Automobiles Grégoire. En même temps qu’à la pratique du commerce, il s’initie rapidement à la mécanique et au sport automobile, qui ne sont pas enseignés à HEC.

Il participe ensuite à de nombreux meetings et concours aériens. Le 23 septembre 1913, Roland Garros passe à la postérité pour avoir réussi la première traversée aérienne de la Méditerranée en 7 heures et 53 minutes évoluant à une vitesse moyenne de 101 kilomètres à l'heure.

La Première Guerre mondiale le fait naturellement pilote de guerre. Alors que, né dans une colonie, il ne doit aucun service militaire, il s’engage comme simple soldat dès le 2 août 1914. Il est affecté à l’escadrille Morane-Saulnier MS23 et participe à de nombreuses missions d’observation, de reconnaissance, de lâchages d’obus empennés en guise de bombes, de combats avec un observateur armé d’une carabine. Puis il aide son ami et ingénieur Raymond Saulnier mettre au point le système de tir à travers le champ de l’hélice. Cela lui permet d'obtenir, début avril 1915, trois victoires consécutives en quinze jours.

Le 18 avril 1915, le sous-lieutenant Garros est en mission au dessus de la Belgique. Touché par une balle de la DCA allemande, son avion connaît des problèmes de carburant et il est obligé d'atterrir à Hulste en territoire belge occupé. Après trois ans de captivité dans différents camps en Allemagne, il s'échappe puis revient en France, il est fait Chevalier de la Légion d'Honeur. Il veut absolument retourner au combat et est affecté à son ancienne MS26 devenue la SPA26 puisque désormais équipée de SPAD XIII. Elle fait partie, avec les trois autres escadrilles de Cigognes, du Groupe de Combat n° 12.

Le 2 octobre 1918, Roland Garros remportait sa quatrième et dernière victoire. La veille de ses 30 ans, le 5 octobre, à l’issue d’un combat contre des Fokker D.VII, son SPAD explosait en l’air avant de s’écraser sur le territoire de la commune de Saint-Morel, dans les Ardennes, non loin de Vouziers où il est enterré.

La stèle à Saint-Morel, à l'emplacement où son avion est tombé :

Roland GARROS : l'Aviateur (de Saint-Denis à Saint-Morel)
Roland GARROS : l'Aviateur (de Saint-Denis à Saint-Morel)
Cliquez sur les photosCliquez sur les photosCliquez sur les photos

Cliquez sur les photos

Cliquez sur les photosCliquez sur les photos
Cliquez sur les photosCliquez sur les photosCliquez sur les photos

Cliquez sur les photos

Sa tombe au cimetière communal de Vouziers, dans le carré militaire :

Roland GARROS : l'Aviateur (de Saint-Denis à Saint-Morel)
Cliquez sur les photosCliquez sur les photosCliquez sur les photos
Cliquez sur les photosCliquez sur les photos

Cliquez sur les photos

Cliquez sur les photos
Cliquez sur les photosCliquez sur les photos

Cliquez sur les photos

Roland GARROS : l'Aviateur (de Saint-Denis à Saint-Morel)

Voir les commentaires

Publié le 20 Mai 2015

Ce petit village du département de la Marne est situé au Nord-Ouest de Reims. Il est proche des villages de Courcy, Brimont et Loivre.

Le village est allemand pendant la durée de la guerre mais le front est à quelques centaines de mètres et s'en rapproche encore en 1917, les troupes engagées sur place ayant pour objectif de reprendre le fort de Brimont.

Le monument est une colonne de pierre de section carrée. Le marbrier est Maily à Reims. La liste des morts comporte 3 noms ! Preuve en est que la commune a souhaité rendre hommage à ses morts comme il le fallait. L'inauguration s'est déroulée le 19 octobre 1930.

Le monument se trouve devant l'église qui contient elle-même des plaques commémoratives sous son porche d'entrée.

Liste des noms sur MémorialGenWeb

Carte postale : collection privée

Berméricourt.fr

Monument aux Morts de Berméricourt
Monument aux Morts de BerméricourtMonument aux Morts de BerméricourtMonument aux Morts de Berméricourt

Les plaques commémoratives de l'église :

Monument aux Morts de BerméricourtMonument aux Morts de Berméricourt
Monument aux Morts de BerméricourtMonument aux Morts de Berméricourt

Comme pour Loivre, je ne résiste pas à vous montrer la superbe architecture de la mairie qui arbore sa Croix de Guerre au-dessus de la porte d'entrée.

Monument aux Morts de BerméricourtMonument aux Morts de Berméricourt

Voir les commentaires

Publié le 1 Mai 2015

Ce monument est constitué d'un groupe en bronze du sculpteur Gaston Broquet et de plaques sur lesquelles se trouvent les noms des civils ou des militaires tués pendant les différents conflits, dont celui de la Première Guerre mondiale. Il est situé dans le square de la cathédrale Saint-Etienne.

Il est inauguré en 1926, bien que le projet de construction ait été décidée en 1921. Après que le sculpteur E. Dagonnet eut abandonné le projet pour raisons de santé, le comité organise un concours dès l'été 1923. C'est seulement un an plus tard que le projet de Gaston Broquet. L'architecte est Georges Hardelay

La statue représente quatre soldats français se dirigeant vers le front relever leurs camarades, pour un voyage sans retour. Au premier rang on voit un officier (lieutenant). On le reconnaît à sa canne et à ses jumelles. Derrière lui se trouvent les hommes de troupe portant une mitrailleuse. La sculpture est très détaillée et réaliste, qui montre l'attirail caractéristique du poilu de la Grande Guerre : le casque Adrian, la capote et le barda.

Le spectateur est saisi par le visage des soldats et leur expression qui reflète les dures conditions de la vie passée dans les tranchées, on peut y lire la peur et la fatigue. La forme générale de la composition, un triangle rectangle créé par les soldats, les fait surgir de terre pour mieux se précipiter vers le néant. Loin de glorifier cette guerre, le monument symbolise ainsi sa cruauté et son absurdité.

Lors de l'inauguration, une polémique se crée quant au choix du nom du monument. D'une part, les partisans du nom "Vers le sacrifice" souhaitent glorifier la guerre et les morts pour la France. Il s'agit de gens qui n'ont pas combattu, comme M. Dailly qui disait "Elle les glorifie, elle les exalte plus encore qu'elle ne les pleure" en parlant de la France pour ses morts.

D'autre part, ceux qui envisageaient : "La dernière relève", avaient vécu la guerre. Parmi eux figure l'artiste lui-même, qui était brancardier sur les champs de bataille, ou encore le Président de la Société des mutilés et anciens combattants. Dans son discours d'inauguration il évoque les hommes disparus avec qui il avait partagé les moments de souffrance sur le front. C'est finalement cette version qui a été approuvée.

Vous remarquerez à ce sujet que les cartes postales elles-mêmes ont relayé ce débat, pour preuve les deux cartes ci-dessous (du même éditeur) portent chacune un des deux noms.

Listo-Bayen.blogspot

cndp.fr-crdp-reims

Monuments aux morts sculptés de la Première Guerre Mondiale

Liste des noms sur Mémorial GenWeb

Cartes postales (collection personnelle) Editions OR Charles Brunel à Matougues

La Dernière Relève - Châlons-en-Champagne
La Dernière Relève - Châlons-en-Champagne
La Dernière Relève - Châlons-en-Champagne
La Dernière Relève - Châlons-en-Champagne

Voir les commentaires

Publié le 20 Avril 2015

Ce n'est pas un monument commémoratif dont il est question ici, mais d'un caveau familial situé dans le cimetière communal de Loivre.

Le caveau en question est celui de la famille de Bigault de Granrut, maître verriers originaires de l'Argonne (La Harazée, Vienne-le-Château) : Les deux frères Eugène Bigault de Granrut et Gabriel Alfred Bigault de Granrut édifièrent à Loivre une nouvelle verrerie, proche du canal de l'Aisne à la Marne qui permettra un approvisionnement en charbon plus facile qu'en Argonne, et surtout une proximité de livraisons aux Maisons de Champagne.

Alors pourquoi en parler ici et quel rapport avec la Première Guerre Mondiale ? Simplement parce qu'il existe une carte postale montrant le caveau de la "Famille A. de Granrut" (A pour Alfred ?) éventré et indiquant qu'il aurait servit aux Allemands de laboratoire photographique !

Le Caveau de la Famille de GRANRUT - Loivre

.

Le Caveau de la Famille de GRANRUT - Loivre

.

Cette anecdote est aussi relatée dans le "Guide Illustré Michelin des Champs de Bataille" : REIMS et les Batailles pour Reims (page 150).

Le Caveau de la Famille de GRANRUT - Loivre

.

Cette chapelle a été restaurée après-guerre, Depuis la plaque indiquant le nom de famille est tombée et se trouve au pied du monument.

Le Caveau de la Famille de GRANRUT - Loivre

.

A lire aussi sur : le forum de Sapigneul

Voir les commentaires

Publié le 19 Avril 2015

Le monument aux Morts de Loivre est situé à l'extrémité ouest du village, non loin du cimetière communal, sur l'emplacement de l'ancien moulin.

Il a été réalisé par l'architecte rémois Emile Maigrot, à qui l'on doit les Grandes Halles du Boulingrin à Reims, et le sculpteur Battlet (?). Il a été inauguré le 14 octobre 1923.

C'est un obélisque de pierre surmonté d'un coq. La base est un parallélépipède de style Art-Déco.

Ce monument rend hommage aux Enfants de Loivre morts pour la France. Il célèbre également plusieurs régiments :

- le 133e R.I. (lire ICI : La Prise de Loivre)

- les 24e et 28e R.I. des Ier IIIe et VIIe Corps d'Armée. Je vous conseille la lecture de ce blog : Sur les pas d'Adolphe Orange

- le 23e R.I.

Voir d'autres photos dans mon article sur le forum de Sapigneul, mémoire d'un village disparu

Liste des noms sur MémorialGenweb

Le Monument aux Morts de Loivre
Le Monument aux Morts de LoivreLe Monument aux Morts de Loivre
Le Monument aux Morts de Loivre
Le Monument aux Morts de LoivreLe Monument aux Morts de Loivre
Le Monument aux Morts de Loivre

La liste des morts est reprise sur deux plaques de marbre placardées sur la façade de la mairie de la commune dont je vous laisse apprécier l'architecture des années 1920 typique de ces villages de la zone rouge, détruits puis reconstruits après la guerre.

La ville de Loivre a été décorée de la Croix de Guerre le 1er octobre 1920.

Le Monument aux Morts de LoivreLe Monument aux Morts de Loivre
Le Monument aux Morts de Loivre

Voir les commentaires

Publié le 14 Avril 2015

Ce monument rend hommage aux ouvriers de la Verrerie de Reims morts pendant la Première Guerre Mondiale. Il est situé à Reims au cimetière du Sud, exactement à la croisée de deux allées centrales.

C'est une Victoire Ailée et Casquée qui étend ses bras protecteurs sur les listes des noms des disparus. Elle tient dans chaque main une couronne de feuilles de chêne ou de laurier.

Ce monument évoque quelque peu le monument aux Morts de Fère-Champenoise

Aux enfants de la Verrerie de Reims Morts pour la France
Aux enfants de la Verrerie de Reims Morts pour la FranceAux enfants de la Verrerie de Reims Morts pour la France
Aux enfants de la Verrerie de Reims Morts pour la FranceAux enfants de la Verrerie de Reims Morts pour la France
Aux enfants de la Verrerie de Reims Morts pour la FranceAux enfants de la Verrerie de Reims Morts pour la France

Voir les commentaires

Publié le 27 Mars 2015

Cette nécropole Nationale de 24 996 m2, créée en 1923 contient 11 259 corps de soldats tombés dans la région pendant la Grande-Guerre.

On peut y voir la Chapelle-mausolée aux morts privés de sépulture des batailles de Champagne 1914-1918 et le Monument aux Morts de la 97e division d'Infanterie Territoriale de 1915 (au premier plan sur la carte postale).

Sillery - Bellevue

.

Voir les commentaires

Publié le 18 Mars 2015

La vue est prise du haut des escaliers de la Chapelle-mausolée aux morts privés de sépulture des batailles de Champagne 1914-1918.

Cette nécropole contient les corps de 11 259 dont 5 548 en ossuaires.

Sillery Bellevue

Voir les commentaires