Publié le 21 Avril 2014

Erigé en 1927 "à la vaillance de la jeunesse française", le monument évoque la mémoire des jeunes recrues de 1814 qui portaient le nom de l´Impératrice (Marie-Louise) en y associant celle des Bleuets de la Grande Guerre, jeunes soldats de la classe 17.
Le groupe en bronze, sculpté par Maxime Real del Sarte, représente un soldat de la garde impériale coiffé d'un shako ainsi qu' un poilu de 1914-1918 supportant tous deux une couronne de laurier en symbole de gloire.

Ce monument commémore donc à la fois la bataille livrée par Napoléon sur le plateau de Craonne en mars 1814 et les combats de la Grande Guerre, cent ans plus tard, au même endroit.

Source : Chemin des Dames.fr

Ce monument est situé au croisement de la D18 CD et de la D 886, face à la Ferme d'Hurtebise et à quelques dizaines de mètres de la Caverne du Dragon, célèbre "creute" transformée en musée.

A noter qu'un monument célébrant la bataille de Craonne de 1814, fut construit en mars 1914, à cet endroit pour son centenaire. Monument éphémère représenté par un obélisque surmonté d'une étoile et qui fut vite réduit à un tas de ruines, étant donné la violence des combats qui se déroulèrent sur ce site en 14-18.

Incontournable : Le Monument d'Hurtebise et la Ferme d'Hurtebise sur Dictionnaire du Chemin des Dames

Pour des balades sur un lieu mythique : Autour du Chemin des Dames

Lien à voir : dumultien.over-blog

Monument de la Ferme d'Hurtebise (Chemin des Dames)
Monument de la Ferme d'Hurtebise (Chemin des Dames)
Monument de la Ferme d'Hurtebise (Chemin des Dames)
Monument de la Ferme d'Hurtebise (Chemin des Dames)

Photos / Montage © Béatrice Keller

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Publié le 21 Avril 2014

Le monument des Basques, ou mémorial de la 36e division d'infanterie, est un monument situé en bordure de la D18, entre Craonnelle et Oulches-La Vallée Foulon (02).

Empreint d'un fort régionalisme, ce monument est dû à l'initiative des anciens combattants du Sud-Ouest de la France. Il rappelle les combats auxquels ont pris part les régiments de la 36e division d’infanterie : notamment 18e RI de Pau, 34e RI de Mont-de-Marsan, 14e Régiment d’artillerie de Tarbes...

Le monument est de l’architecte Mathieu Forest et du sculpteur Claude Grange (qui a combattu en avril 1917 au Chemin des Dames) ; on l’édifie près d’un lieu que les soldats avaient baptisé le « carrefour de la mort ». La statue représente un paysan du Sud-Ouest en costume traditionnel et coiffé d’un béret basque. Il regarde vers la vallée de l’Aisne et par conséquent tourne le dos au plateau qu’il fallait reprendre à tout prix : est-ce un hasard, mais il faut savoir que la 36e DI a été fortement touchée par les mutineries de juin 1917, notamment le 18e RI de Pau (rendu célèbre par Vincent Moulia). Ainsi, en tournant le dos à l’ancien champ de bataille, le personnage regarde pour l’éternité vers le pays natal.

Le sculpteur Claude Grange a choisi de s’écarter de l’héroïsation militaire en vogue à l’époque.

Il est inauguré le 30 septembre 1928 et inscrit au titre des Monuments Historiques en 2003.

Source : - Dictionnaire du Chemin des Dames de Gil Alcaix.

- Chemin des Dames.fr

Le Monument des Basques  (Chemin des Dames)
Le Monument des Basques  (Chemin des Dames)
Le Monument des Basques  (Chemin des Dames)
Le Monument des Basques  (Chemin des Dames)

Le dos du monument :

Le Monument des Basques  (Chemin des Dames)

Photos / Montage © Béatrice Keller

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Publié le 20 Avril 2014

C'est un avant-après un peu particulier aujourd'hui car il ne s'agit pas de la comparaison d'une vieille carte postale avec une photo actuelle, mais de deux photos récentes.

Cette stèle dont il est question ici est située sur le passage du Boyau Eugène qui faisait partie du réseau de tranchées menant aux 1ères lignes vers le Mont-Cornillet et les Monts de Champagne.

Sur le Forum du site Pages14-18, des passionnés s'inquiétaient en 2010 que cette stèle située sur la D 931 entre Reims et Suippes, était à l'abandon et envahie par la végétation.

Cliquez sur ce lien pour lire leurs discussions sur le Forum de Pages 14-18 (il y a 5 pages depuis 2010 !) et les documents et cartes qu'ils y montrent sont d'un grand intérêt.

Cliquez également sur ce lien : "Les Furieux du Boyau Eugène" (c'est le nom qu'ils se sont donnés !) pour apprécier leur excellent travail. Sachez que leur dernière intervention date du 12 avril 2014 !

La zone est nettoyée et la stèle restaurée ! Un grand bravo et un grand merci à tous !

En septembre 2010 puis en avril 2104 :

Le "Boyau Eugène"

En juillet 2012 et en avril 2014 :

Le "Boyau Eugène"

La stèle, avec derrière le Mont-Cornillet et les Monts de Champagne :

Le "Boyau Eugène"

La stèle vue de dos depuis la zone nettoyée et les restes de tranchées :

Le "Boyau Eugène"

Pour info : La D 931 est une ancienne voie romaine, ce qui explique sa rectitude quasi parfaite. Elle est aussi nommée "Voie de la Liberté" ou "Voie Patton" car elle fut une des routes empruntées par les armées Américaines après leur débarquement pour libérer le pays. Des bornes de la Liberté y sont plantées tous les kilomètres.

Photos © Béatrice Keller

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Publié le 15 Avril 2014

Ce blockhaus allemand est situé à 200 mètres du monument ossuaire de la Ferme de Navarin au croisement de la D 977 et de la D 220. Ses vestiges montrent une salle principale à deux fenêtres de tirs.

Je ne suis pas entrée à l'intérieur, mais regardez les photos sur le site Circuit de Mémoires

Voir également le site de Michel Godin : Champagne1418

CPA : collection : Béatrice Keller

Le Blockhaus Allemand de Navarin

Vues de l'entrée située à droite sur la carte postale. Les photos ont été faites en août 2013.

Le Blockhaus Allemand de Navarin
Le Blockhaus Allemand de Navarin

Photos © Béatrice Keller

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Publié le 5 Avril 2014

Avant de pénétrer dans les bois de Berru, on peut constater que des hauteurs de Cernay-Lès-Reims, les troupes allemandes occupaient une position stratégique. De là, en effet, elles dominaient la vallée de la Vesle tandis que les tours de la cathédrale constituaient une formidable cible pour le réglage des tirs de l'artillerie allemande, bien cachée sous le couvert végétal naturel.

Situé à l'orée des bois de Berru, le cimetière allemand ouvert en 1923 rassemble les dépouilles de 17 559 soldats dont 4 501 en ossuaire, provenant d'une large zone géographique s'étendant de Fismes aux confins de l'Argonne et de Chatillon-sur-Marne à Berry-au-Bac. Le cimetière est ombragé de bouleaux, de hêtres et de pins noirs d'Autriche qui forment une continuité végétale avec le bois de Berru, d'autant qu'aucune clôture ne l'en sépare. Aussi, est-il intéressant de pénétrer quelque peu dans les sous-bois pour découvrir les trous d'obus à peine recouverts par la végétation et les amorces du réseau de tranchée mis en place par les troupes allemandes au cours du conflit. Quelques boyaux se dessinent encore malgré les efforts de la nature pour reconquérir ce terrain.

Source : "Cimetières Militaires et Monuments aux Morts de la Grande Guerre" Marne (textes d'Alexandre Niess) Collection Itinéraires du Patrimoine n° 288.

Le Cimetière Militaire Allemand de Berru
Le Cimetière Militaire Allemand de Berru
Le Cimetière Militaire Allemand de Berru

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Publié le 17 Mars 2014

Voici le deuxième article sur le Monument aux Morts de Warmeriville, voir le premier ICI

Œuvre du sculpteur Eugène Bourgoin, il représente un soldat la main sur le cœur qui agonise allongé au pied d'une croix surmontée d'un archange descendu du ciel et qui lui tend une palme.
C'est un des rares monuments aux morts de la Première Guerre Mondiale dans la Marne qui arborent des symboles religieux, dérogeant à la règle qui voulait que ne figurent sur les monuments aux morts communaux que des symboles laïques et républicains.

Source : CNDP/crdp-reims

Warmeriville s'est retrouvée en zone occupée de 1914 à 1918, derrière le cimetière communal, un cimetière militaire allemand rappelle que cette ville (située à moins de 20 km au nord de Reims) est un lieu de casernement et de repos, pour les armées allemandes, pendant toute la durée de la guerre.

Warmeriville - Le Poilu mourant
Warmeriville - Le Poilu mourant
Warmeriville - Le Poilu mourant

Gros plan sur la stèle :

Warmeriville - Le Poilu mourant

Photos / Montage © Béatrice Keller

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Rédigé par KELLER Béatrice

Publié le 17 Mars 2014

Cette œuvre originale d'Eugène Bourgoin (1880-1924), sculpteur originaire de Reims, représente un poilu mourant, la main gauche sur le cœur, qui s'affaisse au pied d'une grande croix en bas relief sur laquelle se penche l'archange Saint-Michel, ce qui donne un caractère religieux incontestable à ce monument républicain.

Cette œuvre qui fut inaugurée en 1925, s'insère dans un parc public en bord de Suippe. Le monument est encadré de deux pièces d'artillerie portant des caractères cyrilliques, sans qu'il faille s'imaginer un lien avec la brigade russe qui combattit en Champagne.

Source : "Cimetières Militaires et Monuments aux Morts de la Grande Guerre" texte d'Alexandre Niess, collection du Patrimoine, Marne, n° 288.

Relevé des noms sur Mémorial-GenWeb

Le Monument aux Morts de Warmeriville
Le Monument aux Morts de Warmeriville
Le Monument aux Morts de Warmeriville

Photos / Montage © Béatrice Keller

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Publié le 14 Mars 2014

Le soldat gisant : "Le monument est de pierre, la sculpture de M. Visseaux est de bronze. Le soldat casqué, amaigri, allongé, est recouvert d'un linceul. Le gisant est dehors, sous la pluie, offert au sacrifice et aux corbeaux, sous le drapé.

Dans les siècles précédents, les gisants vivaient à l'intérieur des églises, des cryptes des châteaux, du moins à l'abri. C'est la première fois que l'on met un gisant sur la place publique, expression de la violence de la 1ère guerre mondiale dans ce secteur de la Marne où plusieurs villages ont été entièrement détruits". (Extrait de Sculptures de mémoire - Études de dix monuments de 14-18, par le sculpteur Patrice ALEXANDRE, Marne, pays d'histoires, 2001- 2003)

Lire la suite sur le site du CNDP/crdp-reims

L'inauguration du monument a eu lieu en 1925. Il a été récemment restauré.

Pontfaverger-Moronvilliers se situe à environ 20 km au nord-est de Reims, non loin des Monts de Champagne.

En 1950, la commune de Pontfaverger c'est vu accoler le nom de la commune voisine de Moronvilliers, entièrement détruite pendant la Première Guerre Mondiale et non reconstruite. Les deux communes ont été décorées de la Croix de Guerre en octobre et septembre 1920.

Lien : Vestiges et souvenirs des guerres de 1870 et 1914-1918 à Pontfaverger-Moronvilliers

Le Monument aux Morts de Pontfaverger-Moronvilliers
Le Monument aux Morts de Pontfaverger-Moronvilliers
Le Monument aux Morts de Pontfaverger-Moronvilliers

Le gisant :

Le Monument aux Morts de Pontfaverger-Moronvilliers

Photo / Montage © Béatrice Keller

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Publié le 12 Mars 2014

Le monument aux Morts de Gueux est constitué d'une colonne surmontée d'un simple buste de Poilu.

Le sculpteur est Alfred BENON (1887-1965). Le monument est réalisé en pierre calcaire. Il est signé par le sculpteur.

Réalisé en 1925, il est inauguré le 20 septembre de cette même année. La date figure sur le monument.

Située au Sud-Ouest de Reims, Gueux fut entièrement détruite dans l'été 1918 lors des combats de la côte 240 à Vrigny.

La commune est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 le 1er octobre 1920

Liens : - monumentsauxmorts.fr

- CNDP.fr/crdp-reims

Relevé des noms sur MémorialGenWeb

Le Monument aux Morts de Gueux
Le Monument aux Morts de Gueux

Le buste du Poilu :

Le Monument aux Morts de Gueux

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Publié le 5 Mars 2014

Extrait du Guide Illustré Michelin des Champs de Batailles (1914-1918) - "Reims et le Fort de La Pompelle" :

"Ce fort s'élevant au Sud de la fourche de la route nationale n° 44 et de la voie romaine, domine la vallée de la Vesle et la plaine montant vers le massif de Nogent-l'Abbesse. La Pompelle couvre Reims à l'Est.

Cette région a été le théâtre de durs combats pendant toute la guerre. Après la prise de La Pompelle et de l'Auberge d'Alger par le 2e régiment d'infanterie du 10e C.A. dans la nuit du 17 au 18 septembre 1914, les Allemands multiplièrent les attaques pour reconquérir ces importantes positions.

Le 30 décembre 1914 une violente attaque allemande fur précédée de l'explosion d'une mine à l'auberge d'Alger, mine qui creusa un entonnoir de 40 m de diamètre et de 17 m de profondeur. Après une lutte corps à corps, les Français refoulèrent l'ennemi et restèrent maîtres de l'entonnoir.

Pendant les années de guerre de position (1915-1916-1917), le fort fut un des points des lignes autour de Reims les plus disputés. Les lignes adverses étaient distantes de quelques dizaines de mètres à la ferme d'Alger.

Des forts de Witry, de Berru, de Nogent-l'Abbesse, l'ennemi concentrait ses feux sur La Pompelle, et écrasait le fort sous un déluge d'obus de tous calibres. Malgré leur acharnement, les Allemands ne purent conquérir le fort.

En 1918, l'attaque sur le Chemin des Dames rapprocha les lignes ennemies des lisières Ouest de Reims. Le 1er juin, entre le parc Pommery (Sud-Est de Reims) et le Nord-Est de Sillery, ils lancèrent 9 bataillons et 15 chars d'assaut. La garnison de La Pompelle (des éléments du 23e régiment colonial), un moment encerclée, tint bon ; une irrésistible contre-attaque la dégagea et refoula les assaillants dans leurs lignes ; les chars d'assaut allemands furent pris ou détruits.

Le 18 juin, les allemands lancèrent une nouvelle attaque de 3 divisions sur toutes les faces du saillant de Reims mais les contre-attaques les rejetèrent aussitôt.

Enfin du 15 au 17 juillet, au cours de la suprême offensive pour la paix (le Friedensturm), les Allemands échouèrent contre Sillery.

Fort de La Pompelle en 1914-1918
Fort de La Pompelle en 1914-1918

Photo / Montage © Béatrice Keller

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