Publié le 15 Avril 2014

Ce blockhaus allemand est situé à 200 mètres du monument ossuaire de la Ferme de Navarin au croisement de la D 977 et de la D 220. Ses vestiges montrent une salle principale à deux fenêtres de tirs.

Je ne suis pas entrée à l'intérieur, mais regardez les photos sur le site Circuit de Mémoires

Voir également le site de Michel Godin : Champagne1418

CPA : collection : Béatrice Keller

Le Blockhaus Allemand de Navarin

Vues de l'entrée située à droite sur la carte postale. Les photos ont été faites en août 2013.

Le Blockhaus Allemand de Navarin
Le Blockhaus Allemand de Navarin

Photos © Béatrice Keller

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Publié le 5 Avril 2014

Avant de pénétrer dans les bois de Berru, on peut constater que des hauteurs de Cernay-Lès-Reims, les troupes allemandes occupaient une position stratégique. De là, en effet, elles dominaient la vallée de la Vesle tandis que les tours de la cathédrale constituaient une formidable cible pour le réglage des tirs de l'artillerie allemande, bien cachée sous le couvert végétal naturel.

Situé à l'orée des bois de Berru, le cimetière allemand ouvert en 1923 rassemble les dépouilles de 17 559 soldats dont 4 501 en ossuaire, provenant d'une large zone géographique s'étendant de Fismes aux confins de l'Argonne et de Chatillon-sur-Marne à Berry-au-Bac. Le cimetière est ombragé de bouleaux, de hêtres et de pins noirs d'Autriche qui forment une continuité végétale avec le bois de Berru, d'autant qu'aucune clôture ne l'en sépare. Aussi, est-il intéressant de pénétrer quelque peu dans les sous-bois pour découvrir les trous d'obus à peine recouverts par la végétation et les amorces du réseau de tranchée mis en place par les troupes allemandes au cours du conflit. Quelques boyaux se dessinent encore malgré les efforts de la nature pour reconquérir ce terrain.

Source : "Cimetières Militaires et Monuments aux Morts de la Grande Guerre" Marne (textes d'Alexandre Niess) Collection Itinéraires du Patrimoine n° 288.

Le Cimetière Militaire Allemand de Berru
Le Cimetière Militaire Allemand de Berru
Le Cimetière Militaire Allemand de Berru

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Publié le 17 Mars 2014

Voici le deuxième article sur le Monument aux Morts de Warmeriville, voir le premier ICI

Œuvre du sculpteur Eugène Bourgoin, il représente un soldat la main sur le cœur qui agonise allongé au pied d'une croix surmontée d'un archange descendu du ciel et qui lui tend une palme.
C'est un des rares monuments aux morts de la Première Guerre Mondiale dans la Marne qui arborent des symboles religieux, dérogeant à la règle qui voulait que ne figurent sur les monuments aux morts communaux que des symboles laïques et républicains.

Source : CNDP/crdp-reims

Warmeriville s'est retrouvée en zone occupée de 1914 à 1918, derrière le cimetière communal, un cimetière militaire allemand rappelle que cette ville (située à moins de 20 km au nord de Reims) est un lieu de casernement et de repos, pour les armées allemandes, pendant toute la durée de la guerre.

Warmeriville - Le Poilu mourant
Warmeriville - Le Poilu mourant
Warmeriville - Le Poilu mourant

Gros plan sur la stèle :

Warmeriville - Le Poilu mourant

Photos / Montage © Béatrice Keller

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Rédigé par KELLER Béatrice

Publié le 17 Mars 2014

Cette œuvre originale d'Eugène Bourgoin (1880-1924), sculpteur originaire de Reims, représente un poilu mourant, la main gauche sur le cœur, qui s'affaisse au pied d'une grande croix en bas relief sur laquelle se penche l'archange Saint-Michel, ce qui donne un caractère religieux incontestable à ce monument républicain.

Cette œuvre qui fut inaugurée en 1925, s'insère dans un parc public en bord de Suippe. Le monument est encadré de deux pièces d'artillerie portant des caractères cyrilliques, sans qu'il faille s'imaginer un lien avec la brigade russe qui combattit en Champagne.

Source : "Cimetières Militaires et Monuments aux Morts de la Grande Guerre" texte d'Alexandre Niess, collection du Patrimoine, Marne, n° 288.

Relevé des noms sur Mémorial-GenWeb

Le Monument aux Morts de Warmeriville
Le Monument aux Morts de Warmeriville
Le Monument aux Morts de Warmeriville

Photos / Montage © Béatrice Keller

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Publié le 14 Mars 2014

Le soldat gisant : "Le monument est de pierre, la sculpture de M. Visseaux est de bronze. Le soldat casqué, amaigri, allongé, est recouvert d'un linceul. Le gisant est dehors, sous la pluie, offert au sacrifice et aux corbeaux, sous le drapé.

Dans les siècles précédents, les gisants vivaient à l'intérieur des églises, des cryptes des châteaux, du moins à l'abri. C'est la première fois que l'on met un gisant sur la place publique, expression de la violence de la 1ère guerre mondiale dans ce secteur de la Marne où plusieurs villages ont été entièrement détruits". (Extrait de Sculptures de mémoire - Études de dix monuments de 14-18, par le sculpteur Patrice ALEXANDRE, Marne, pays d'histoires, 2001- 2003)

Lire la suite sur le site du CNDP/crdp-reims

L'inauguration du monument a eu lieu en 1925. Il a été récemment restauré.

Pontfaverger-Moronvilliers se situe à environ 20 km au nord-est de Reims, non loin des Monts de Champagne.

En 1950, la commune de Pontfaverger c'est vu accoler le nom de la commune voisine de Moronvilliers, entièrement détruite pendant la Première Guerre Mondiale et non reconstruite. Les deux communes ont été décorées de la Croix de Guerre en octobre et septembre 1920.

Lien : Vestiges et souvenirs des guerres de 1870 et 1914-1918 à Pontfaverger-Moronvilliers

Le Monument aux Morts de Pontfaverger-Moronvilliers
Le Monument aux Morts de Pontfaverger-Moronvilliers
Le Monument aux Morts de Pontfaverger-Moronvilliers

Le gisant :

Le Monument aux Morts de Pontfaverger-Moronvilliers

Photo / Montage © Béatrice Keller

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Publié le 12 Mars 2014

Le monument aux Morts de Gueux est constitué d'une colonne surmontée d'un simple buste de Poilu.

Le sculpteur est Alfred BENON (1887-1965). Le monument est réalisé en pierre calcaire. Il est signé par le sculpteur.

Réalisé en 1925, il est inauguré le 20 septembre de cette même année. La date figure sur le monument.

Située au Sud-Ouest de Reims, Gueux fut entièrement détruite dans l'été 1918 lors des combats de la côte 240 à Vrigny.

La commune est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 le 1er octobre 1920

Liens : - monumentsauxmorts.fr

- CNDP.fr/crdp-reims

Relevé des noms sur MémorialGenWeb

Le Monument aux Morts de Gueux
Le Monument aux Morts de Gueux

Le buste du Poilu :

Le Monument aux Morts de Gueux

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Publié le 5 Mars 2014

Extrait du Guide Illustré Michelin des Champs de Batailles (1914-1918) - "Reims et le Fort de La Pompelle" :

"Ce fort s'élevant au Sud de la fourche de la route nationale n° 44 et de la voie romaine, domine la vallée de la Vesle et la plaine montant vers le massif de Nogent-l'Abbesse. La Pompelle couvre Reims à l'Est.

Cette région a été le théâtre de durs combats pendant toute la guerre. Après la prise de La Pompelle et de l'Auberge d'Alger par le 2e régiment d'infanterie du 10e C.A. dans la nuit du 17 au 18 septembre 1914, les Allemands multiplièrent les attaques pour reconquérir ces importantes positions.

Le 30 décembre 1914 une violente attaque allemande fur précédée de l'explosion d'une mine à l'auberge d'Alger, mine qui creusa un entonnoir de 40 m de diamètre et de 17 m de profondeur. Après une lutte corps à corps, les Français refoulèrent l'ennemi et restèrent maîtres de l'entonnoir.

Pendant les années de guerre de position (1915-1916-1917), le fort fut un des points des lignes autour de Reims les plus disputés. Les lignes adverses étaient distantes de quelques dizaines de mètres à la ferme d'Alger.

Des forts de Witry, de Berru, de Nogent-l'Abbesse, l'ennemi concentrait ses feux sur La Pompelle, et écrasait le fort sous un déluge d'obus de tous calibres. Malgré leur acharnement, les Allemands ne purent conquérir le fort.

En 1918, l'attaque sur le Chemin des Dames rapprocha les lignes ennemies des lisières Ouest de Reims. Le 1er juin, entre le parc Pommery (Sud-Est de Reims) et le Nord-Est de Sillery, ils lancèrent 9 bataillons et 15 chars d'assaut. La garnison de La Pompelle (des éléments du 23e régiment colonial), un moment encerclée, tint bon ; une irrésistible contre-attaque la dégagea et refoula les assaillants dans leurs lignes ; les chars d'assaut allemands furent pris ou détruits.

Le 18 juin, les allemands lancèrent une nouvelle attaque de 3 divisions sur toutes les faces du saillant de Reims mais les contre-attaques les rejetèrent aussitôt.

Enfin du 15 au 17 juillet, au cours de la suprême offensive pour la paix (le Friedensturm), les Allemands échouèrent contre Sillery.

Fort de La Pompelle en 1914-1918
Fort de La Pompelle en 1914-1918

Photo / Montage © Béatrice Keller

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Publié le 2 Mars 2014

Ce fort couvre une superficie de 2 ha 31a, ce qui en fait le plus petit des forts de la place de Reims. A 131 mètres d'altitude, il domine de 45 m la vallée de la Vesle, qui passe à un kilomètre au Sud-Ouest.

Comme les autres ouvrages, le Fort de La Pompelle est réalisé à fouilles ouvertes ; les maçonneries utilisent le calcaire et la meulière et ont des épaisseurs variant de 0,60 à 1,20 mètre. L'ensemble des voûtes maçonnées est ensuite recouvert d'un matelas d'environ quatre mètres d'épaisseur de la terre crayeuse provenant de la fouille et ainsi réutilisée.

Caractéristiques générales :

- Construit en 1883

- Altitude :131 mètres

- Nom initial "Fort Herbillon"

- Garnison : 277 hommes. Armement : 18 pièces (dont 6 canons de 155 et 4 canons de 138).

- Une caponnière simple et une double. Magasin à poudre pour 30 tonnes.

- Etat actuel : importants vestiges, musée historique de la Ville de Reims. Classé monument historique le 27 mars 1922.

Source : "Le Fort de La Pompelle et la Ceinture Fortifiée de Reims" Collection Parcours du Patrimoine, n° 339, Champagne-Ardenne.

Liens : - Ville de Reims

- CNDP/CRDP-Reims

Ci-dessous, aspect du Fort fin 1918, la porte d'entrée est tout de suite sur la droite, mais non visible, on voit les restes du pont levis.

Photo tirée sur papier d'après une plaque de verre, collection personnelle.

Le Fort de La Pompelle

Photo faite le 30 novembre 2011 :

Le Fort de La Pompelle

Photo faite le 23 février 2014 :

Le Fort de La Pompelle

Vous remarquerez que le fort a retrouvé sa porte. Il est actuellement en travaux en vue du Centenaire, les fossés sont encombrés de sacs de gravas. La réouverture du musée est prévue pour l'été 2014.

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Publié le 1 Mars 2014

Le Fort de La Pompelle fut construit de 1880 à 1883 pour compléter la ceinture fortifiée de Reims, conçue par le général Séré de Rivières après la guerre de 1870.

Désarmé en 1913, le fort est occupé sans combat par les Allemands le 4 septembre 1914. C'est seulement après la victoire de la Marne qu'il sera reconquis par des soldats français du 138e Régiment d'Infanterie, le 24 septembre 1914.

C'est alors que le Fort de La Pompelle va jouer un rôle prédominant, devenant la clé de voûte de la défense du secteur de Reims. En effet, les bombardements allemands sont très importants dans la région, détruisant pratiquement la ville de Reims. Mais l'acharnement des hommes du fort parvient à contenir les assauts successifs de l'armée allemande.

Source : Wikipédia

CPA : collection Béatrice Keller

La Pompelle - Côté Est du Fort - Les Fossés et le Chemin de Ronde
La Pompelle - Côté Est du Fort - Les Fossés et le Chemin de Ronde

Photo / Montage © Béatrice Keller

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Publié le 25 Février 2014

Deuxième article sur le monument aux morts de Rilly-La-Montagne : le groupe des Vignerons.

Conçu par l'architecte parisien MAIGROT, ce monument aux morts a été inauguré par le général GOURAUD en 1923.
Il est constitué d'une Victoire ailée qui se dresse au-dessus d'une imposante stèle de pierre prolongée par des bancs, où sont gravés les noms des victimes de la 1ère guerre mondiale auxquels on a ajouté ceux de la 2ème guerre mondiale.
De part et d'autre de la stèle, un couple de vignerons et deux poilus brandissent une guirlande.
À leurs pieds des enfants portent des corbeilles de raisins et de lauriers.

Source : CNDP/CRDP-Reims

Rilly-La-Montagne : Le groupe des Vignerons (détails)
Rilly-La-Montagne : Le groupe des Vignerons (détails)

Sur le côté sont notés ces lieux : "Marne - Verdun - Somme".

Liste des noms sur Mémorial-GenWeb

Photo / Montage © Béatrice Keller

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Rédigé par KELLER Béatrice